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En Bretagne, si les danses sont sans concession vis-à-vis de
la pulsation, il n'en est pas de même pour tout le répertoire.
Les mélodies font preuve d'une souplesse rythmique qui efface
bien souvent toute sensation de pulsation. Les chanteurs se laissent
alors guider par un rythme naturel, celui de la langue parlée
ou récitée. Les respirations n'hésitent pas à
se faire longues et la durée de chaque note devient moyen d'expression.
Pourtant, les chants donnent parfois une sensation de pulsation, sans
que l'on parvienne à la saisir. C'est, en fait, la place des
accentuations qui varie et fait perdre le fil du rythme. Ces pulsations
boiteuses (le terme exacte est "aksak ") sont dues à
l'alternance entre des temps comprenant deux croches et d'autres comprenant
trois croches.
Ce principe est plus connu dans les traditions musicales populaires
de l'Europe de l'Est, mais on l'observe également en Bretagne.
On parle alors de mesures composées ou asymétriques.
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