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La Drou (en dro)

An empereur-chef

Dérobée jouée à
l'harmonica

Glaodinaig

Rossignolet sauvage

Quand il vous a fait mettre, belle,
dans cette tour

Madam la frontière

C'était un p'tit moine blanc

Mañ an heol é sevel

A pé oen er poull é oléhiñ

Margodig

s.t.
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Lorsqu'apparaît à la fin des années 1960 le mouvement
de renouveau des musiques traditionnelles, les jeunes musiciens qui
l'animent se lancent à la recherche des sources musicales. L'accès
aux archives sonores étant quasi impossible dans les archives
institutionnelles, ces musiciens décident de les constituer par
eux-mêmes.
Ils rejoignent des dizaines de collecteurs amateurs et associations
qui ont entamé, parfois depuis longtemps, des enquêtes
en marge de la recherche officielle. Ainsi se constitue petit à
petit, ou s'amplifie, un phénomène de collecte privée
et associative qui va déboucher sur des archives importantes.
Toute cette dynamique est à l'origine de l'association Dastum.
Dès sa création en 1972, celle-ci se donne pour but de
recueillir et mettre à disposition de tous le répertoire breton
de tradition orale.
Dès le départ, il était clair pour les fondateurs
de Dastum que mettre à disposition des références,
ce n'était pas pour les copier à l'identique, mais pour
que la musique qu'ils expriment gardent une originalité, une
couleur, une identité, tout en s'appuyant sur des sources et
non pas à partir de copies de copies, ou par génération
spontanée.
La Magnétothèque nationale bretonne,
telle qu'elle était nommée à l'époque, s'est
constituée à partir de collectes déjà effectuées
par de nombreuses personnes, mais aussi par les propres collectes de
ses membres. Dès le départ, la volonté de conservation
(copies des originaux), de traitement (description du contenu des bandes
sur des fiches) et de diffusion (les archives sonores consultables et
un disque réunissant les documents de collectage publié
dès la première année) a été clairement
affirmée. D'une part, cela a incité les gens qui possédaient
des enregistrements à les confier à Dastum et, d'autre
part, de nombreux musiciens à aller eux-mêmes collecter.
Nombre de chanteurs et de musiciens éprouvent en effet le besoin
d'avoir accès à des sources pour renouveler leur répertoire,
pour approfondir leur pratique et ne veulent plus se contenter des airs
proposés dans les concours ou sur les rares disques de l'époque.
De nombreux collecteurs bénévoles participent aussi à
cette entreprise.
A la fin des années 1970 se crée un réseau d'équipes
locales dont les missions sont centrées autour du collectage
et de sa diffusion. Ainsi en Basse-Bretagne, Dastumerion ar C'hreizteiz,
Despunerien Bro Dardoup, Dastumerien Bro Glazig, Dastum Bro Dreger…
enregistrent des centaines d'heures auprès des anciens, dans
les fêtes, concours, fest-noz.
A cette époque, on peut citer pour la Haute-Bretagne, Marcel
Colleu dans le Mené, l'association La Guédenne (animée
par Jean Mahé) dans la vallée de la Rance qui sera la
première à publier des enregistrements de Haute-Bretagne.
Par ailleurs, des collecteurs comme Marc Le Bris et Alain Le Noac'h
poursuivent leurs enquêtes et un album est édité
par Dastum en 1976. Leur démarche sert de modèle à
plusieurs personnes qui se mettent à leur tour à collecter,
mais aussi à chanter leurs trouvailles, comme Marie-Noëlle
Le Mapihan, par exemple.
En créant le Groupement Culturel Breton des Pays de Vilaine,
et en lançant en 1975 la Bogue d'Or, un concours valorisant les chanteurs
de cette région, Jean-Bernard Vighetti redynamise le mouvement
de collecte autour de Redon. Le flambeau est repris par une nouvelle
génération : Gilbert Hervieux, Philippe Blouët… Ils
engrangent plus de chants en une décennie que tous les folkloristes
haut-bretons du XIXème siècle
réunis !
Citons aussi l'association « Chom'te » en pays
de Ploërmel, la « Magnétothèque du Mené »,
la Bouèze avec Pierrick Cordonnier et Yves Defrance dans le nord
rennais, Raphaël Garcia et le cercle breton de Nantes dans l'ouest
de la Loire-Atlantique.
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