Les études bretonnes et celtiques 1850-1900
   
   

• Gwilig ar Floc'h


• En entrant dans cette cour


• Sant Juluan


• Le maréchal Biron


• Penn Maoutig


• En chevauchant mes chevaux rouges



 

L'intérêt pour les traditions orales à la fin du XIXème siècle concerne toute la France et d'une manière générale toute l'Europe. Mais en Bretagne, elles connaissent un engouement marqué.

Sur la lancée du Barzaz-Breiz, de nombreux collecteurs vont effectuer des enquêtes dans les années 1860-1914. Cette période faste pour la littérature orale bretonne, va permettre de réunir des centaines de pièces, dont certaines très importantes.

On verra même une vaste enquête se mettre en place, décidée par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852, et dirigées par Messieurs Ampère et Fortoul, dans le but de publier un Recueil général des poésies populaires de la France.

Plus qu'un simple regroupement de chercheurs, c'est un véritable mouvement littéraire qui se développe : on ne se contente pas de recueillir les chants, mais également les contes, croyances, proverbes...

Tous ces aspects de la culture orale populaire vont constituer la source d'inspiration de nombreux romans régionalistes.




A mesure que les collectes prennent de l'ampleur, s'impose l'idée que le collecteur se doit de noter les chansons telles quelles lui sont chantées, sans les compléter ou les rectifier.

Le chef de file de ce mouvement, François-Marie Luzel (1821-1895) publie entre 1868 et 1890 plus de 400 chants collectés en Trégor (avec l'aide d'Anatole Le Braz (1821-1925) pour les 2 volumes de Sonioù). Une de leurs informatrices est Marc'harid Fulup.

Bien d'autres chercheurs recueillent des chants à cette époque : ainsi Gabriel Milin (1822-1895) effectue des collectes en Léon (éditées en 1961-62 par Gwerin, puis Dastum et Hor Yezh) ; Narcisse Quellien (1848-1902), quant à lui, recueille et publie des textes trégorrois.

Les revues littéraires ou savantes se multiplient et éditent elles aussi les textes recueillis par leurs collaborateurs. Toutes ces revues permettent l'édition de collectes éparses et d'études faites par des grands noms comme Joseph Loth, Anatole Le Braz, Emile Ernault, Alfred Bourgeois.

A cette pléiade de collecteurs viendront s'ajouter des musiciens comme Bourgault-Ducoudray (1840-1910) et son recueil Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne (1885).

En Haute-Bretagne, ce mouvement de collecte, bien que plus tardif qu'en Basse-Bretagne, va là aussi faire naître une floraison d'ouvrages : du gros travail d'Armand Guéraud (1824-1861) pour la région de Nantes à Paul Sébillot (1843-1918) en passant par Léon Pavec, Lucien Decombe, Adolphe Orain, Arthur Le Moyne de la Borderie, François Duine, Abel Soreau, Louis Esquieu ou Emile Herpin... Mais, il faudra attendre les années 1880 pour voir les premières éditions de recueils de chants en Haute-Bretagne.

Ce XIXème siècle qui, en réalité s'achève en 1914, a donc connu une moisson importante de chants traditionnels tant bas-bretons que gallos.



 


• Le prisonnier et la fille du geôlier


• La cane de Montfort