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L'apparition à la fin du XIXème
siècle de la technique d'enregistrement sonore sur cylindre de
cire vint - mais malheureusement de façon très marginale - corriger
les imperfections de la transcription musicale écrite.
François Vallée enregistre, dès 1900, Marc'harit Fulup
sur des rouleaux de cire. En 1900 toujours, le Docteur
Azoulay grave sur la cire lui aussi des chanteurs bretons et un
joueur de bombarde lors de l'Exposition Universelle à Paris. Et en 1908,
le Docteur
Rudolf Trebitsch a réalisé une mission en Bretagne,
où il a enregistré chansons et airs de bombarde et de
biniou.
En 1937, une institution consacrée aux traditions populaires
françaises voit le jour : le Musée des Arts et Traditions
Populaires, créé par Georges-Henri Rivière. Outre
les collections d'objets et les collectes manuscrites, le Musée
entreprend des campagnes systématiques d'enregistrements sonores.
Interrompues par la guerre, elles reprendront au début des années
1950.
La poursuite des
collectes manuscrites
Jusqu'ici, les collecteurs ont surtout recueilli les chants et les contes,
délaissant la musique sonnée, et les militants du mouvement
breton n'ont mis en valeur que le couple biniou-bombarde, tenu pour
emblématique de la Bretagne. Si des notables citadins, dont des
membres de l'Union régionaliste bretonne, ont organisé
à partir de 1881 des dizaines de « concours de binious
», le répertoire des sonneurs n'a été que
rarement noté.
Les choses changent dans l'immédiat après-guerre avec
l'essor rapide de la Bodadeg Ar Sonerion (BAS), créée
en 1943 par une poignée de passionnés de musique bretonne,
dont Polig Monjarret, principal animateur de ce mouvement.
Polig Monjarret sera le premier à entreprendre une enquête
auprès des derniers sonneurs de couple, dans les années
1940, afin de recueillir leurs airs, et le premier aussi à faire
remarquer qu'il existe des styles de jeu différents selon les
régions, et à inciter les jeunes musiciens à en
tenir compte.
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