Origine et évolutions techniques de la clarinette  
   
   
   
• Passepied à José Reux




Clarinette 13 clefs


  La clarinette, originaire d'Egypte, s'est répandue en Afrique du Nord et en Europe à partir du Moyen Age. On la trouve maintenant en Afrique noire et en Amérique du sud. Elle se présente sous des formes diverses : elle peut être double, triple… et l'association de tuyaux mélodiques et de bourdons est fréquente.

Vers 1690 à Nuremberg, Johan Christopher Denner (1655-1707) améliore l'instrument en usage en transformant son bec, en évasant l'extrémité pour lui donner la forme d'un pavillon, et en plaçant deux clefs (dont la clef de douzième) sur son corps supérieur.

On imagine alors de faire autant de clarinettes que la gamme comporte de tonalités. Le nombre de clefs s'élèvera alors jusqu'à cinq et elle restera longtemps dans cet état.

Ces évolutions permettent au nouvel instrument de se faire accepter des compositeurs de l'époque. Dans la première moitié du XVIIIème siècle, elle devient partie intégrante de l'orchestre symphonique classique.

En 1812, Ivan Müller (1786-1854) apporte de grands perfectionnements et met au point une clarinette à 13 clefs.

En 1839, Hyacinthe Klosé applique à la clarinette à 13 clefs le système des anneaux réunis par une tige mobile (introduite par Boehm pour la flûte). A partir de ce moment, la clarinette en si bémol prend le pas sur les autres.

Le dernier perfectionnement apporté a été l'adjonction d'un barillet permettant d'accorder l'instrument.

Les années 1840-1850 voient se multiplier les orphéons et harmonies ; chaque ville possède bientôt son orchestre. C'est ainsi que la clarinette fait son apparition dans les régions françaises.

La clarinette continuera d'évoluer jusqu'à 24 clefs : c'est la plus utilisée en France aujourd'hui.